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la havaneEn 2016, le gagnant du challenge The Project est "Clothe to you". Leur projet : profiter des voyages professionnels pour apporter des vêtements aux populations défavorisées 

La genèse : L'un de nos collègues est allé en voyage à Cuba et a été choqué de voir à quel point les populations manquaient de tout. Il a décidé de rassembler une équipe pour monter ce projet en démarrant par Cuba puis en étendant ce procédé à tous nos voyages dans des pays défavorisés.

Pourquoi nous avons voté pour eux : Ce projet était généreux et malin, il est simple pour chacun de nous d'emporter un peu plus que le nécessaire à chacun de nos voyages pour rencontrer un client ou participer à un événement.

Les résultats à ce jour :

        • L'équipe a organisé plusieurs collectes de vêtements auxquelles nombre de personnes d'Intersec ont participé. Un grand merci !
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microdon the project

    • Une opération Microdon avait permis de poursuivre la collecte de dons et impliqué également des membres du personnel d'Intersec.

    • Une nouvelle édition s'est tenue le week-end du 14 et 15 octobre.

    • Après plusieurs départs « ratés », une planification en mars 2016, décalée à octobre l'équipe Intersec a finalement pu concrétiser un départ en février 2017 (oui, c’est parfois complexe la conduite de projets). En repartant sur leur modèle initial d’une première équipe « en reconnaissance » pour prendre les bons points de contacts avant un second déplacement.

       DSC 0007    Les vêtements à distribuer.

Voici le compte-rendu de leur voyage sur place :

"Nous avions préparé un parcours en essayant de parcourir le plus grand nombre de villes en deux semaines en allant de l’Ouest vers l’Est, et en planifiant de passer au moins une journée dans chaque ville parcourue, afin de pouvoir créer des contacts et démarrer un réseau sans éveiller les soupçons puisque nous avions des visas touristiques et n’intervenions pas, officiellement en tant qu’association.

Arrivés à l’aéroport de La Havane, nous sommes directement partis vers la ville de Soroa sur la route entre La Havane et Pinar del Rio où nous avons pu distribuer des vêtements dans la communauté « Los Brujitos », communauté de campagnards cachés dans les sentiers de la forêt. Nous avons notamment rencontré Ruben et sa mère Nena, vivant dans la ferme « La Rosita » dont la maison n’avait plus de toit suite à l’ouragan de 2008 mais qui était équipée d’un panneau solaire tout neuf... Paradoxe du système...

Ils nous ont parlé des origines esclaves de ces communautés, et expliqué que les propriétaires terriens de la région étaient des français.WP 20161005 043
Nous avons ensuite poursuivi vers Vinales où nous avions déjà des points de contacts, ce qui nous a permis de préparer plus facilement des distributions dans la campagne proche de la ville. Nous avons pu mieux comprendre la réalité des cubains : u
ne personne qualifiée travaillant à l’hôpital gagne 25$ par mois et la majorité des familles sont matrifocales, les femmes constituent le centre de la famille et celles sur qui toute la charge repose en cas de difficultés.

Suite à nos discussions sur place nous avions pris la décision de garder le maximum d’affaire pour Baracoa, qui avait été très durement touchée par l’ouragan Matthew en octobre 2016.

Notre périple nous a ensuite fait passer par Trinidad, où, à trois rues du centre touristique classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, on trouve plein de gens, tout particulièrement des enfants, qui vivent dans la boue, avec des difficultés pour obtenir eau potable et électricité.

Nous avons alors pris la voiture pour aller vers Camaguey qui a semblé une ville plus à l’aise économiquement, puis vers la banlieue de Guardalavaca où nous avons pu séjourner chez l'habitant. Nos hôtes travaillaient dans les hôtels pour touristes et nous avons pu voir leurs conditions de vie. Pas de difficultés pour manger, moins de pauvreté, mais de là à parler de richesse...

DSC 0739 

Nous sommes ensuite descendus par Banes et Mayari, une route quasiment coupée à cause du passage du cyclone Matthew en octobre 2016, les gens s’entassaient au bord de la route pour essayer de trouver des moyens de transport. Nous sommes enfin arrivés à Santiago où nous avons pu séjourner chez Carlos, ingénieur, passionné d’histoire, érudit reconverti dans l’hébergement, sa retraite ne lui permettant pas de subvenir à ses besoins. Il nous a donné une vision très éclairée de l’histoire de l’île sur les dernières décennies, depuis la libération des esclaves, les intellectuels qui ont porté l’indépendance, la différence entre les personnes ayant porté l’indépendance et les personnes ayant porté la révolution, les bienfaits et méfaits de la révolution, l’impact de la double-monnaie.

Nous avons dit au revoir à Carlos pour partir à Baracoa. C’est difficile de devoir faire des échelles dans la pauvreté et le dénuement, mais l’ensemble de la région a véritablement été complètement détruite après le passage de l’ouragan, les images ne sont pas différentes de celles que vous avez pu voir récemment pour l’ouragan Irma, pourtant personne n’a entendu parler des ravages de Matthew sur Cuba l’année dernière.

DSC 0772Nous avons pu monter dans les montagnes aux alentours et entendre le récit des ouragans, nous avons rencontré des personnes qui affrontaient les événements avec beaucoup de dignité, gardant espoir, souriant malgré la perte de leur maison pour certains de l’ensemble de leurs affaires en l’espace de quelques heures malgré les décombres, une ville toujours à reconstruire.

Avec les événements récents nous sommes en train de planifier un voyage en urgence pour octobre 2017, nous sommes surtout en demande d’affaires pour adultes, mais nous savons que nous pouvons compter sur la générosité de nos collègues."

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